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EN VUE
ABANDONNONS provisoire-
ment le ton badin qui convient
généralement aux procès-verbaux
de soirées télévisées pour nous
arrêter sur Monsieur le Président, je
vous fais une lettre, documentaire
diffusé jeudi soir sur Arte. Ses
auteurs, Alain Taïeb et Virginie
Adoutte, se sont entretenus lon-
guement avec cinq anciens soldats
appelés durant la guerre d’Algérie,
qui avaient choisi de s’insoumettre
ou de déserter. Ils ont aujourd’hui
aux environs de soixante-cinq ans,
et pourraient tout à fait participer,
comme des dizaines de milliers de
garçons de leur génération aux
activités sociales et récréatives des
associations d’anciens d’AFN.
Sauf que leur destin en a décidé
autrement, et que leur choix, ultra-
minoritaire (on ne compte que
500 déserteurs sur 2 millions d’ap-
pelés entre 1954 et 1962), fait
d’eux des êtres d’exception. Dans
la confusion de ce temps-là, où les
socialistes faisaient les guerres
coloniales, les communistes ter-
giversaient et les églises se tai-
saient, dire « non » était un acte
qui vous mettait en marge, sinon
au ban de la collectivité.
Ce refus fut celui d’un Jean Le
Meur, professeur de lettres catholi-
que, comme celui d’un Alban
Liechti, jardinier communiste. Ils
n’étaient même pas des antimilita-
ristes patentés, et certains d’entre
eux, comme Noël Favrelière,
avaient choisi les parachutistes, l’ar-
me la plus prestigieuse pour un
« baroudeur » avec en tête le
mythe des combattants de la Résis-
tance. Pour chacun d’entre eux, le
déclic qui les fit basculer dans le
refus survint à un moment diffé-
rent : avant le départ, comme
Louis Ohrant, jeune communiste
refusant la ligne de compromis de
son parti votant les pouvoir spé-
ciaux à Guy Mollet ; en découvrant
avec horreur que l’armée de la
République pratiquait systémati-
quement la torture, comme le
médecin Bernard Sigg. Il restait à
Noël Favrelière « 83 jours au jus »,
c’est-à-dire moins de trois mois
avant d’être libéré, lorsqu’il s’en-
fuit de son unité après avoir vu un
prisonnier jeté d’un hélicoptère.
Nous comprenons mieux
aujourd’hui l’expression employée
naguère par l’ex-chancelier Kohl
qui se réclamait de « la grâce de la
naissance tardive » pour définir sa
position au regard du passé de l’Al-
lemagne. Qu’aurions-nous fait si
nous étions quelques années
plus tôt ? C’était la question lanci-
nante qui nous traversait en regar-
dant ce documentaire. Ceux qui
nous parlaient avaient payé cher,
d’années de prison ou d’exil, ce
confort moral dont ils jouissent
aujourd’hui. Les autres, ceux que
nous croisons chaque jour dans
leur silence, leur oubli et leur mal-
heur enfoui méritent aussi notre
sollicitude. Tous avaient voulu
répondre présent à l’appel de la
Patrie et de l’Honneur.
a Si les Victoire de 1918 se font
rares en France, selon
les statistiques de l’Insee, quatre
cent mille petites Victoire y sont
encore nées en 1999 pour assurer
la relève du prénom.
a Les ornithologues visiteront
les « sites de prédilection » et
assisteront à des ateliers
« marquage-baguage » ou
« sauvegarde des zones humides »,
lors d’un congrès européen sur
les grues, fragiles échassiers, à
partir du 11 novembre à Verdun.
a La commune de Xuan Loc, dans
le nord du Vietnam, qui avait
promis une prime de 1 000 dongs
(environ 1 franc) pour 50 larves
de papillons tuées, ne peut payer
les villageois, qui en ont
exterminé 2,5 millions en l’espace
de quelques nuits.
a Selon Raymond Chan,
secrétaire d’Etat canadien, Hanoï,
qui n’a plus de relations
ministérielles avec Toronto
depuis l’exécution en avril au
Vietnam d’une Canadienne pour
trafic de drogue, « regrette à
présent et tente de réparer ».
a Peter Rollack, alias Pistol Pete,
chef d’un clan new-yorkais,
commanditaire de six assassinats,
lui-même meurtrier, condamné à
105 ans de prison, en accord avec
ses juges, a évité la peine de mort
« à condition de rester enfermé
seul dans sa cellule 23 heures sur
24 ».
a Mehmet Ali Agça, auteur de
l’attentat contre le pape en 1981,
incarcéré depuis en Italie,
souhaite jouer son propre rôle
dans un film sur l’événement
qu’un metteur en scène turc a
l’intention de tourner.
a « Le fast-food, où on satisfait
rapidement sa faim en oubliant la
valeur communautaire du partage,
n’est pas catholique », écrit le
théologien Massimo Salani
dans Avvenire, le quotidien
des évêques.
a Les nouvelles nouilles
congelées des sociétés japonaises
UCC Ueshima Coffee Co et
Mitshbishi Corpde seront prêtes
en huit secondes au lieu de
trente.
a A Moscou, les tenanciers des
maisons closes pour chiens, où les
maîtres mènent leurs bâtards en
chaleur saillir des femelles de race
pomponnées, qui, déjà, souffrent
de la concurrence déloyale de
vagabonds offrant sur le trottoir
leurs captives attachées à des
bouts de ficelles, redoutent
par-dessus tout la clientèle des
nouveaux Russes flanqués de
bull-terriers dont les violents
assauts abîment leurs protégées.
a Des scientifiques britanniques
se rendront cet été en Géorgie du
Sud pour vérifier si les manchots
tombent à la renverse à cause des
hélicoptères de la RAF qu’ils
suivent des yeux quand ils
passent au-dessus de leurs têtes.
Christian Colombani
L’irrésistible ascension des Brésiliennes
L’hebdomadaire « Veja » constate que les femmes font désormais carrière dans des secteurs qui paraissaient jusque-là inaccessibles,
tels que la justice, la politique et même le football. Une révolution dans un pays réputé pour son machisme
www.happy-wash.com
Une cyberlaverie où l’on vient se raconter et se montrer, pendant que le linge tourne
HAPPY WASH est située dans
une ruelle peu fréquentée d’un quar-
tier résidentiel de Strasbourg. «Au
début, on me donnait six mois, se sou-
vient le propriétaire, Claude Boh-
nert, un père de famille de quarante-
quatre ans ; mais j’ai donné du lavo-
matique une image moins ringarde,
et j’ai capté la classe moyenne. » Il a
d’abord diffusé de la musique d’am-
biance, offert des boissons chaudes
et des revues. Puis, en août 1999, il
accroche au mur de Happy Wash
une caméra connectée à un site
web. Depuis, les internautes peu-
vent admirer, entre les rangées de
machines, un ballet de clients triant,
enfournant et pliant leurs vête-
ments, ou regardant, immobiles, le
hublot d’un sèche-linge.
Mais parfois, l’un d’entre eux se
plante au milieu de la pièce, appelle
un ami sur son téléphone portable,
puis relève la tête et s’adresse à la
caméra : « Paul, ça y est, t’es connec-
té ? Alors attends que je te montre ce
que cette salope de Muriel m’a fait. »
Puis la victime exhibe son avant-
bras, l’on devine les stigmates
d’une vengeance féminine. Ensuite,
une étudiante malgache, qui vient
régulièrement, donne de ses nouvel-
les à sa famille restée au pays : «Je
connais plusieurs jeunes qui fixent
des rendez-vous à leurs amis ou à
leurs proches par e-mail, puis vien-
nent raconter leurs histoires à la lave-
rie », explique M. Bohnert.
En un an, happy-wash.com a
enregistré près de 120 000 visites, la
fréquentation moyenne s’établis-
sant autour de 400 connexions quo-
tidiennes : « Bienvenue au Weboma-
tique ! Chez nous, on utilise la techno-
logie du cybersoap », proclame la
page d’accueil du site, qui s’est enri-
chi, au fil des mois, de différentes
rubriques. Sur Radio Lessive, on
peut « scratcher » des disques vir-
tuels avec sa souris, pour composer
ses propres morceaux de techno.
Une section « Conseils » explique la
meilleure façon de laver une couet-
te, selon qu’elle est en duvet d’oie,
de canard, en fibre synthétique, en
soie ou en poil de chameau.
Une petite histoire de la blanchis-
serie à travers les siècles est égale-
ment disponible, mais la rubrique la
plus regardée s’intitule « Archives
tendresse ». M. Bohnert y stocke
les images d’effusions, parfois torri-
des, survenues dans la laverie, sous
l’œil de la webcam : « J’ai pourtant
placé de grands écriteaux pour aver-
tir les gens qu’ils étaient filmés. Ils
oublient… » Afin que Happy Wash
mérite pleinement son nom de
cyberlaverie, il veut à présent y ins-
taller un poste informatique, mais il
manque de place. La superposition
d’ordinateurs et de lave-linge étant
techniquement délicate, il va peut-
être devoir déménager.
Géraldine Faes
SIGNE DES TEMPS, la top-
model Gisele Bundchen, petite
amie présumée de l’acteur Leonar-
do DiCaprio et nouvelle star inter-
nationale des défilés de mode, ne
figure pas dans la galerie des cin-
quante-sept mini-portraits légen-
dés qui illustrent le dossier consa-
cré par l’hebdomadaire Veja, dans
sa dernière édition, à la montée
en puissance tous azimuts des
Brésiliennes. Légèrement plus
nombreuses que les hommes
(50,87 % d’une population esti-
mée à 166 millions d’habitants,
selon les projections du dernier
recensement national), les Brési-
liennes, dont les plus connues
hors de leur pays font carrière
dans le cinéma, la chanson, la
mode ou le sport, se mettent
désormais en évidence dans des
secteurs qui leur semblaient voilà
peu inaccessibles.
La récente promotion, inédite,
d’une femme, la juge Ellen North-
fleet, âgée de cinquante-deux ans
et descendante d’un arrière-
grand-père américain émigré de
Virginie après la guerre civile, au
nombre des onze « ministres » du
Supérieur tribunal fédéral (STF),
la plus haute instance judiciaire
nationale, en témoigne. « Son arri-
vée va oxygéner la tradition machis-
te du tribunal », se réjouit Nelson
Jobim, l’un des membres du STF,
qui fut son professeur à l’Ecole de
la magistrature.
Exclues de l’actuel gouverne-
ment et encore très peu représen-
tées au Congrès, elles n’occu-
pent que 7 % des sièges, les Brési-
liennes ont cependant mis à pro-
fit les dernières élections munici-
pales pour écorner sensiblement
l’hégémonie masculine en politi-
que. Outre l’élection de la sexolo-
gue Marta Suplicy, représentante
du Parti des travailleurs à la mai-
rie de Sao Paulo, mégalopole de
10 millions d’âmes d’où provient
15 % du produit intérieur brut bré-
silien, le verdict des urnes dans
les vingt-six capitales régionales a
été favorable à cinq autres candi-
dates, dont deux dans le Nordes-
te, sévit pourtant un machis-
me des plus virulents. Chefs de
famille dans un foyer sur quatre,
les Brésiliennes, précise Veja, sont
désormais majoritaires sur le mar-
ché du travail, elles ne se con-
tentent plus de monopoliser les
créneaux traditionnels (assistance
sociale, personnel hospitalier, crè-
ches). Les avocats et les médecins
se recrutent aujourd’hui davanta-
ge chez les femmes que chez les
hommes.
DÉCALAGE DES SALAIRES
Le sexe dit « faible » commence
même à bousculer les préjugés
liés à certains métiers, qui pas-
saient pour des sanctuaires invio-
lables de la virilité : 0,5 % des doc-
kers et 1 % des pilotes de ligne
sont des femmes. Le football
n’est pas épargné par le phénomè-
ne. Le premier entraîneur d’un
club professionnel portant chi-
gnon officie dans l’Etat amazo-
nien d’Acre. De surcroît, le décala-
ge des salaires entre les sexes, qui
est loin d’être une particularité
locale, est en train de se réduire
rapidement : depuis 1993, le reve-
nu moyen des Brésiliennes a aug-
menté de 43 % alors que leurs
compatriotes mâles ont se con-
tenter d’une hausse de 24 %.
Ayant tiré les enseignements
d’une enquête selon laquelle l’opi-
nion féminine est déterminante
dans 70 % des cas dans l’achat
d’une voiture, Citroën a inauguré,
fin octobre, à Sao Paulo, un point
de vente tous les employés
sans exception, y compris les vigi-
les et les mécaniciens, sont des
femmes.
Jean-Jacques Sévilla
Honneur et Patrie
par Luc Rosenzweig
DANS LA PRESSE
LIBÉRATION
Patrick Sabatier
a Les Etats-Unis sont engagés dans
une fantastique partie de poker,
jouée à la fois sur les terrains de la
politique et de la loi. Al Gore et Geor-
ge W. Bush, s’il est battu en Floride
au bout du décompte, décideront-ils
de faire passer l’intérêt supérieur de
l’Etat avant l’application stricte de la
loi ? Le choix est difficile : même en
Amérique, les principes sont une
chose, le combat politique en est
une autre. Gore, hier soir, semblait
vouloir privilégier le combat politico-
judiciaire. S’il persiste dans cette atti-
tude, dont nul ne peut anticiper le
résultat, il prendra le risque de rom-
pre avec la pratique américaine qui
veut que la cité soit dirigée à l’équili-
bre des ambitions personnelles, des
intérêts particuliers et du bien com-
mun. Rien ne dit encore que le pata-
quès électoral de l’an 2000 se termi-
ne encore une fois par une formida-
ble leçon de démocratie.
LE FIGARO
Alain-Gérard Slama
a La longue incertitude du
décompte des voix en Floride ne
laissera pas seulement le souvenir
du scrutin présidentiel le plus serré
de l’histoire américaine. Elle appa-
raîtra comme le modèle idéal, pres-
que parfait, des effets pervers de la
démocratie d’opinion. Un statisti-
cien aurait pu le prévoir : au-delà
d’un certain seuil d’équivalence
entre les programmes et entre les
équations personnelles, sans grand
relief, de deux candidats également
estimables, le partage égal des voix
entre ces derniers est l’éventualité
la plus probable. La plaisanterie
qui consistait à opposer au pro-
gramme de « Gush » les proposi-
tions d’« Al Bore » a trouvé dans la
sagesse du comportement des élec-
teurs sa transcription la plus exac-
te : à campagne ambiguë, sanction
populaire ambivalente.
THE WASHINGTON POST
a Le chef de la campagne d’Al Gore
continue de suggérer que la légère
avance de M. Gore dans le vote
populaire lui donne un statut supé-
rieur, et un droit encore plus grand
à contester le futur résultat du scru-
tin en Floride. C’est faux, et ils le
savent bien. Ce qui compte, c’est le
vote des grands électeurs. Les parti-
sans de M. Bush ne devraient pas
non plus faire connaître leurs plans
pour la période de transition, don-
nant l’impression qu’ils sont déjà en
train de préparer l’installation de
nouveaux rideaux dans le Bureau
ovale. La Floride n’a pas proclamé
ses résultats, et M. Bush n’a pas plus
de droit sur la présidence que le vice-
président actuel. Les deux camps
doivent faire machine arrière à ce
stade. Car ils risquent une guerre
politique qui s’étendrait bien
au-delà de la Floride, et qu’ils
auront beaucoup de mal à arrêter.
THE MIAMI HERALD
a C’est stupéfiant. Dans une épo-
que des gigabits de données peu-
vent être envoyés au bout du mon-
de en quelques secondes, cela défie
le sens commun que les habitants
de la Floride continuent de choisir
leurs dirigeants en faisant des trous
dans un bout de carton. Ce bulletin
est ensuite placé dans une urne qui
est escortée par la police jusqu’à un
centre de comptage équipé de
machines datant d’avant la seconde
guerre mondiale. La Floride s’en
trouve maintenant humiliée aux
yeux du pays et du monde. Chaque
électeur devrait au moins pouvoir
utiliser des bulletins semblables à
ceux qu’on utilise ailleurs. Et cha-
que vote devrait être enregistré aus-
sitôt électroniquement afin qu’on
connaisse les résultats dès la ferme-
ture des bureaux de vote.
KIOSQUE
SUR LA TOILE
RECORD
a Mardi 7 novembre, jour de l’élec-
tion présidentielle américaine,
CNN Interactive a enregistré plus
de 75 millions de pages vues, plus
que tous les autres sites d’actualité
américains. Son précédent record
était de 40 millions. (AP.)
www.cnn.com
BOURSE
a Le courtier allemand Comdirect,
filiale Internet de la Commerzbank,
a annoncé la création en 2001
d’une Bourse en ligne consacrée
aux grandes valeurs européennes.
Comdirect s’apprête également à
racheter des courtiers en ligne espa-
gnols et scandinaves. – (Reuters.)
PRESSE EN LIGNE
a La Cour suprême des Etats-Unis
a accepté de se saisir de l’affaire
opposant un groupe de journalis-
tes pigistes à plusieurs grands jour-
naux, magazines et bases de don-
nées en ligne, dont le New York
Times. Les pigistes estiment avoir
été payés pour une publication de
leurs articles dans la version
papier, et reprochent aux éditeurs
d’avoir republié leurs articles sur
Internet sans leur permission ni
rétribution supplémentaire. – (AP.)
38
LE MONDE / SAMEDI 11 NOVEMBRE 2000
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