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LeMonde Job: WMQ1111--0025-0 WAS LMQ1111-25 Op.: XX Rev.: 10-11-00 T.: 10:31 S.: 111,06-Cmp.:10,11, Base : LMQPAG 13Fap: 100 N
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25
ENTREPRISES
LE MONDE / SAMEDI 11 NOVEMBRE 2000
STRATÉGIE
Si les ventes de PC
(ordinateur individuel) représentent
près de 50 % du chiffre d’affaires de
Compaq, le premier fabricant mon-
dial d’ordinateurs, elles ne contri-
buent qu’à hauteur de 10 % à son
résultat d’exploitation. b SON AVE-
NIR n’étant plus assuré par les PC,
Compaq a pris la décision, comme
IBM et Hewlett-Packard avant lui,
d’occuper tout le terrain de l’infor-
matique mondiale. b L’ACTIVITÉ du
groupe de Houston recouvre au-
jourd’hui à la fois la fabrication d’or-
dinateurs, de serveurs et de nou-
veaux terminaux d’accès à Internet
ainsi que des prestations de conseil
et d’ingénierie informatique.
b COMPAQ veut offrir des solutions
informatiques complètes et inté-
grées et être le principal fournisseur
des serveurs et des applications qui
alimentent Internet, en utilisant no-
tamment les technologies de Digital
Equipment, racheté en 1998.
En misant sur les services, Compaq devient un généraliste de l’informatique
Le premier fabricant mondial d’ordinateurs ne gagne plus d’argent dans la vente de PC, face à la concurrence de Dell et Gateway.
Sur le modèle d’IBM, il a pour ambition d’être le principal fournisseur des serveurs et des applications qui alimentent Internet
HOUSTON
de notre envoyé spécial
L’américain Compaq aimerait
presque qu’on ne mentionne plus
son titre de premier fabricant mon-
dial d’ordinateurs. Si les ventes de
PC (ordinateur individuel) repré-
sentent près de 50 % de son chiffre
d’affaires (soit 15,2 milliards de dol-
lars sur 30,8 milliards pour les neuf
premiers mois de l’année), elles ne
contribuent qu’à hauteur de 10 % à
son résultat d’exploitation. Encore
ce mince résultat n’a-t-il été obtenu
qu’au prix d’une reprise en main
par le nouveau PDG, Michael Ca-
pellas. En 1999, les ordinateurs de
bureau, l’activité phare du groupe
de Houston, avaient dégagé des
pertes de près d’un demi-milliard
de dollars.
Son avenir n’étant plus assuré
par les PC, Compaq a pris la déci-
sion, comme IBM et Hewlett-Pac-
kard avant lui, d’occuper tout le ter-
rain de l’informatique mondiale, de
la fabrication d’ordinateurs, de ser-
veurs et de nouveaux terminaux
d’accès à Internet aux prestations
de conseil et d’ingénierie informa-
tique. Le pari est ambitieux :
contrairement à son concurrent
texan Dell, qui se focalise sur la
vente d’ordinateurs et de serveurs,
ou de Sun Microsystems, qui
concentre ses efforts sur les ser-
veurs Unix pour Internet, Compaq
veut faire partie des quelques rares
groupes mondiaux capables d’offrir
des solutions informatiques
complètes et intégrées.
Compaq avait-il vraiment le
choix ? Alors que, par ses méthodes
de production et d’organisation, il
avait détrôné, il y a quelques an-
nées, le géant IBM et l’avait forcé à
aller chercher ailleurs ses sources
de revenus, il a été lui-même désta-
bilisé par les nouveaux venus,
comme Dell et Gateway. Spécia-
listes de la vente directe par télé-
phone et Internet et de la fabrica-
tion à la demande, ces entreprises
ont des coûts de fabrication et de
distribution inférieurs de près de
30 % à ceux de leurs « vieux »
concurrents. Conséquence, en ré-
percutant une partie de ces gains
sur le prix des produits, elles ont la-
miné les marges du secteur, notam-
ment celles de Compaq. Adopter le
modèle de la concurrence condui-
rait à trop de sacrifices pour
Compaq – s’aliéner son réseau de
revendeurs et d’installateurs et ré-
duire le nombre de ses commer-
ciaux sans garantie de pouvoir
rattraper le temps perdu.
Pour rebondir, il ne restait plus à
Compaq qu’à tenter de sortir par le
haut, c’est-à-dire d’utiliser sa noto-
riété et son réseau commercial pour
partir à la conquête d’autres mar-
chés. Le groupe de M. Capellas fait
le pari de centrer toute sa stratégie
autour de la généralisation d’Inter-
net. En aval, il veut multiplier les
moyens d’accès au réseau mondial.
En amont, il veut être le principal
fournisseur des serveurs et des ap-
plications qui alimentent Internet.
LA FIN DU MOT « PC »
Côté utilisateur, le groupe a
considérablement élargi, dans la
période récente, la palette de ses
appareils électroniques. M. Capel-
las n’hésite d’ailleurs pas à prédire
la fin du mot « PC » d’ici à quelques
années, remplacé par celui de « ter-
minal Internet ». Compaq multiplie
les formes et les fonctions de ses
appareils électroniques, qui vont de
la machine de bureau, à l’ordina-
teur portable, en passant par les as-
sistants numériques personnels, les
boîtes aux lettres électroniques
portables et les Minitel-Internet. Il
vient ainsi de renouveler complète-
ment ses assistants numériques
personnels iPack pocket, équipés
du nouveau logiciel Windows Poc-
ket de Microsoft, offrant, pour un
prix légèrement supérieur à celui de
son grand rival Palm, un écran cou-
leur, des capacités de stockage
quatre fois supérieures, la re-
connaissance d’écriture, un lecteur
de fichiers musicaux MP3 et un lec-
teur vidéo.
L’ordinateur traditionnel n’est
pas pour autant abandonné. Il de-
meure l’un des produits phares de
Compaq puisque le groupe occupe
toujours le premier rang mondial
dans ce domaine, avec une part de
marché d’environ 13,1 %, même si
Dell lui a ravi la première place sur
ses propres terres, aux Etats-Unis
(18 % de parts de marché contre
14 %). Les ordinateurs de Compaq
ont bénéficié récemment d’un ra-
jeunissement du design et d’un en-
combrement réduit. Compaq veut y
associer une palette de services et
vendre à l’utilisateur non plus un
matériel mais une fonction. «A
terme les services représenteront
25 % de la valeur de nos produits »,
prédit M. Capellas. Il donne
l’exemple d’un récent contrat avec
un fournisseur d’accès Internet à
haut débit américain, où les ordina-
teurs ont été configurés spéciale-
ment pour bénéficier de l’Internet
rapide.
Compaq consacre une tout aussi
grande part de son énergie à s’assu-
rer le premier rôle dans le domaine
des serveurs pour Internet. Là en-
core, le groupe bénéficie de posi-
tions très fortes. Principal suppor-
ter de Microsoft, il a misé sur le
succès de la plate-forme Windows à
une époque où le marché était do-
miné par les systèmes d’exploita-
tion Unix. Compaq a surfé sur le
succès foudroyant de Microsoft sur
les serveurs d’entrée et de moyenne
gamme. Il est aujourd’hui le numé-
ro un mondial des serveurs NT avec
33 % de parts de marché. Compaq,
qui contrairement à ses concurrents
n’a pas de système d’exploitation
propriétaire à promouvoir, est éga-
lement le leader pour la plate-
forme gratuite Linux, avec une part
de marché de 25 %.
ACQUISITION GÉANTE
Sur le haut de gamme des ser-
veurs, Compaq a hérité des techno-
logies de Tandem et surtout de Di-
gital Equipement, qu’il a racheté en
1998. Les difficultés d’intégration de
cette acquisition géante (Digital
était deux fois plus gros que lui) ex-
pliquent en partie les déboires de
Compaq au cours de l’année 1999.
Mais aujourd’hui, les processeurs
64 bits Alpha lui procurent un
avantage concurrentiel alors qu’In-
tel reporte de mois en mois le lan-
cement de son processeur Itanium
64 bits. Le groupe de Houston peut
également se vanter d’avoir rem-
porté les six derniers contrats mon-
diaux de supercalculateurs.
Reste que pour occuper le devant
de la scène de l’informatique mon-
diale, Compaq doit avoir les capaci-
tés de relier entre elles toutes ses
ressources (terminaux, technolo-
gies sans fil, serveurs). Pour
Compaq, le modèle à imiter est clai-
rement identifié. « Nous sommes dé-
jà plus proches d’IBM que tous nos
concurrents. Nous pouvons encore
faire beaucoup mieux dans le do-
maine des services », explique
M. Capellas.
Malgré ses 10 000 employés, la
branche services et ingénierie infor-
matique de son groupe ne lui
donne pas encore satisfaction. Elle
enregistre d’ailleurs une diminution
de son chiffre d’affaires et de ses
profits depuis le début de l’année.
Pour renverser la tendance,
Compaq a choisi de donner son au-
tonomie à la branche services qui
pourra intégrer des matériels
d’autres fabricants dans les solu-
tions proposées à ses clients. Le
groupe a également noué des par-
tenariats avec Andersen Consulting
et KPMG, leur laissant la partie
conseil en stratégie et management
pour se focaliser sur l’architecture
informatique des projets dévelop-
pés en commun.
Christophe Jakubyszyn
PROFIL
UN PDG ROCK STAR
Parce qu’il a voulu détendre ses collaborateurs avant
leur première entrevue avec les analystes de Wall Street,
en insérant un CD de rock dans son ordinateur portable
et en invitant à danser la responsable des relations avec
les investisseurs, Michael Capellas, PDG de Compaq, se
voit désormais affublé d’une guitare électrique sur
nombre de ses portraits. Même s’il estime que la surmé-
diatisation des PDG est un peu excessive, il mène son en-
treprise comme une bête de scène. « Je suis très présent,
prends beaucoup de décisions et brûle énormément
d’énergie parce que l’industrie dans laquelle nous évo-
luons nous oblige à aller très vite », explique-t-il.
Grâce à cette énergie, M. Capellas, 46 ans, a réussi à se
forger, en un peu plus d’un an, une image sur la scène
informatique mondiale alors qu’au départ son « curri-
culum vitae n’était pas très sexy », raconte l’un de ses
pairs. Au moment où, confronté aux mêmes difficultés,
son rival Hewlett-Packard débauche une PDG brillante
et médiatique, Carly Fiorina, auprès de Lucent Technolo-
gies, le conseil d’administration de Compaq promeut
son propre directeur de la communication ! Ni surdiplô-
mé ni particulièrement distingué au cours de sa carrière
(Republic Steel, Schlumberger, SAP), il semble s’épanouir
à son arrivée à Compaq, en 1998, en débordant de ses
fonctions et en cherchant à tirer profit de l’avènement
de l’ère Internet. Nommé PDG, il a remobilisé en quel-
ques mois une entreprise en proie au doute. En chef
d’orchestre, il a remanié l’état-major en nommant de
nouveaux responsables pour le marketing, les ressources
humaines, la branche services et le marché européen.
Pris en tenaille entre ses concurrents de la vente di-
recte et les spécialistes de l’informatique lourde comme
Sun, Compaq fait le pari de l’informatique généraliste et
se lance à l’assaut d’IBM. Le PDG rock-star aurait-il pour
ambition de détrôner IBM à la tête du Top 50 de cette
industrie ?
C. Ja.
Le numéro un des serveurs Windows-Intel
La croissance des activités de service informatique et des besoins de serveurs pour Internet - sur lesquels Compaq a décidé de miser - devrait être très supérieure,
au cours des prochaines années, à celle des ventes d'ordinateurs individuels (PC).
VENTES DE PC LIVRAISONS DE SERVEURS
WINDOWS-INTEL
LE MARCHÉ INFORMATIQUE MONDIAL
Marché mondial
3
e
trimestre 2000 2
e
trimestre 2000
55,2 %
7,8 %
7,4 %
11,5 %
5 %
13,1 %
parts de marché en unités parts de marché
en milliards de dollars
Services,
maintenance
Accessoires et
périphériques
Terminaux
Internet
divers
Ordinateurs
COMPAQ
33,7 %
16,2 %
25,1 %
12 %
13 %
COMPAQ
FUJITSU
SIEMENS
DELL
DELL
IBM
IBM
HEWLETT-
PACKARD
HEWLETT-
PACKARD
AUTRES
AUTRES
Sources : IDC/Compaq/Gartner/Dataquest
0
100
200
300
400
500
600
700
800
35
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
* PRÉVISIONS
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